Mes travaux de thèse (2009-2012) m’ont amené à développer des outils mathématiques et statistiques utiles à la conservation de la biodiversité des invertébrés. J’ai développé ces outils à partir des bases de données biodiversité disponibles, qui nous renseignent sur l’occurrence des espèces (e.g., atlas, inventaires naturalistes, données muséum), en tenant compte des biais inhérents à ce type de bases (quantité et qualité des données). Mes développements se sont basés principalement sur le taxon des araignées, avec des applications sur d’autres taxons d’invertébrés marins (invertébrés des fonds subtidaux rocheux).

J’ai développé deux grands types d’outils :

  • Les indices de rareté pour évaluer la rareté des espèces et assemblages d’espèces. J’ai développé une nouvelle méthode qui peut s’ajuster à n’importe quel taxon, échelle spatiale et zone géographique (i.e., à n’importe quelle base de donnée) ; ceci grâce à l’intégration d’un paramètre variable dans le calcul des indices : le seuil de rareté.

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  • Les modèles de prédiction de répartition pour prédire les impacts des changements globaux à venir sur les espèces. J’ai développé une application originale de ces modèles dans le cadre de programmes de conservation sur le groupe négligé des araignées, en combinant l’étude des aires protégées avec les impacts prédits des changements à venir.

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J’ai poursuivi ces travaux en 2013 avec notamment le développement d’approches multi-critères pour évaluer les communautés d’espèces, couplant rareté, spécialisation écologique, et diversité fonctionnelle.

Je viens de démarrer un post-doctorat au sein de l’équipe Écologie des Populations et des Communautés de l’UMR 8079 Écologie, Systématique, Évolution de l’Université de Paris Sud, avec Franck Courchamp. Mes travaux vont porter sur la prédiction des effets des changements globaux sur les espèces d’insectes invasives.

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